
Le sentiment d’être différents a marqué nos enfances et nous a accompagnés tout au long de nos parcours respectifs. Une profonde quête de sens et d’absolu nous animait. Née en 1975 dans un contexte hippie, Loan Miège n’a pourtant pas bénéficiée de l’attention et de l’écoute des adultes. Elle se souvenait de ses vies antérieures et explorait un monde fait de volutes colorées, d’êtres magiques et d’animaux bavards, qu’elle a dû garder pour elle, tel un jardin intérieur s’épanouissant à l’abri des regards. Fabrice Pierredon, lui, est né en 1972 au cœur d’une famille communiste absolument pas préparée à recevoir un tel enfant. Il expérimentait les voyages astraux, les phénomènes de prémonition et les prémisses de sa médiumnité. Nos deux familles furent touchées par la maladie, puis le handicap. La maladie mentale : la schizophrénie, côté famille de Loan, et la maladie génétique : la myopathie de Steinert, côté famille de Fabrice.


Étonnamment, nous fûmes tous les deux épargnés. Grandir dans un contexte où la maladie était non seulement très présente, mais aussi inéluctable, a profondément marqué nos caractères et nos choix de vie. Nous avons développé des mécanismes de survie, dont le développement de nos capacités dites « extrasensorielles » fait partie. Nous avons oscillé entre nous positionner en sauveur et fuir loin de la tragédie familiale. Loan a participé à différentes missions à vocations humanitaires et de protection de la Nature, tout en se passionnant pour la peinture et la sculpture dans un élan de transformer le grossier, le douloureux, en beauté libératrice. Elle fit des études de biologie animale, qu’elle arrêta consciemment car celles-ci la dirigeaient vers la vivisection et la science-business, contraires à ses convictions. Elle retourna à ses élans artistiques et eut une première carrière de maquilleuse dans la mode et la publicité sur Paris et à l’international. Cela lui apporta beaucoup de liberté et lui permit de voyager à travers le monde, que ce soit pour son travail dans des conditions très luxueuses ou pour sa quête intérieure en sac-à-dos à l’aventure, notamment en Asie. Aussi, elle continua à explorer sa médiumnité : communication avec les défunts et entités diverses, tarots, etc…

Quant à Fabrice, il explora les états modifiés de conscience, en nomade de paradis artificiels. Il poussa les limites et joua avec la Vie. Il fut adepte des sensations fortes provoquées par la vitesse notamment. Aussi, il développa son sens de l’observation et s’adapta pour répondre aux attentes de son entourage jusqu’à devenir un véritable caméléon. Il prit le costume de banquier d’affaires et suivit la voie de la réussite sociale pour gagner en reconnaissance, qui lui apparut finalement comme vide de sens.

A l’âge de 27 ans, nous fûmes bousculés par la Vie. Et alors que nous nous n’étions pas encore rencontrés, nous avons tous deux changé de direction suite à une expérience d’éveil.


Loan l’a vécue en Birmanie en 2003, face au grand stupa de la pagode Shwedagon à Yangon, où se trouvent les reliques des 5 bouddhas. Soudainement, elle fut projetée dans la Cosmos et disparut pour ne faire qu’UN avec le TOUT. Elle était partout à la fois dans l’univers, tout en n’ayant plus d’individualité. Celle-ci était totalement dissoute. Il n’y avait plus de notion de temps ou d’espace. Elle sut alors qu’elle avait atteint le point final de toute existence, sans faim, ni soif, ni sommeil… dans l’immuable. Le retour dans son corps physique fut trop brutal. Le lendemain, son corps a tout simplement disjoncté, entrainant une perte totale de tension musculaire et une incapacité à bouger, même un doigt. Elle dut être alitée et une femme de ménage de l’hôtel (qu’elle appela « mon ange ») la nourrit de thé vert sucré à la petite cuillère le temps qu’elle retrouve l’usage de son corps. A partir de cette expérience radicale, sa vie se transforma et se tourna vers l’aide à autrui à travers les soins énergétiques guidés par sa médiumnité, puis vers la transmission sous la forme de stages et de livres. Elle créa sa méthode : la Thérapie Globale Sacrée, qu’elle pratique depuis plus de 20 ans. Aussi, elle participa à différents ouvrages, dont le best-seller « Le test » de Stéphane Allix, où elle fit partie des 6 médiums interviewés.

Fabrice eut une première expérience d’éveil au moment où Amma le pris dans ses bras pendant le Darshan de 1996 à Paris, puis une deuxième lors d’une retraite de méditation Vipassana en 1998. Il pensa d’abord qu’il devenait fou. Sa structure interne vola en éclats et une immense paix joyeuse s’installa. Il voyait la structure de l’égo des gens dans la rue, et ce qui les éloigne du divin en eux. A l’époque, il n’y avait ni les moyens de communication d’aujourd’hui, ni la diffusion des étapes du chemin spirituel. Fabrice vécut ces expériences, et d’autres ensuite, dans son intériorité sans pouvoir mettre des mots dessus. Il partit en quête de différentes approches spirituelles (bouddhismes zen et theravada, advaïta hindouiste, soufisme, etc.), tout en suivant une sadhana, c’est à dire une pratique spirituelle quotidienne avec 3 à 4 h de méditation par jour. Il décida alors d’arrêter son métier, de monter une société de vente de produits bio sur internet (1999), de quitter Paris pour le Sud, et de faire du trapèze volant et du trampoline avec une troupe de cirque. Mais la Vie lui réservait encore quelques surprises… Il se cassa le pied lors d’un accident de trampoline, dut tout arrêter et se soigner. Parallèlement, il comprit que pour aider les gens à rétablir le divin en eux, la méditation et la quête intérieure ne suffisaient pas : ceux-ci avaient besoin de suivre un processus thérapeutique. Il se mit alors à se former à différentes techniques de soins énergétiques, à la respiration consciente, la PNL, les méthodes quantiques, l’hypnose… Après un temps d’apprentissage, il devint psychothérapeute, superviseur et formateur en thérapie brève, systémique et stratégique. En binôme avec Teresa Garcia Rivera (créatrice des deux écoles : IGB en Belgique et CIRCE en France), il forma des coachs, psychologues et psychiatres en Belgique et en France, notamment au sein de l’université Paris VIII. Parallèlement, il suivit la voie soufie pendant plus de 15 ans.

Notre rencontre fut une évidence, un cadeau de la Vie, le début d’une grande aventure à deux. Nos cœurs s’épanouissent, tels des fleurs arrosées par l’Amour et la Bienveillance réciproque. La relation amoureuse nous amène à explorer d’autres thématiques et à développer de nouveaux outils. Toujours animés par notre quête de sens et d’absolu, nous transmettons joyeusement ensemble à travers des stages que nous créons. Nous proposons aussi des accompagnements individuels et interactionnels (couple, membres de la même famille, amis, associés, collègues, etc.).









